Le retour au « reste du monde » est empreint d'une certaine brutalité : quelle étrange sensation que de me ressentir étranger, aliéné, déphasé, inadapté à cette somme de détails qui constituait auparavant mon espace habituel d'évolution ! Et dans le même temps, sentir ce tiraillement du manque de tout ce qui, par sa proximité et sa permanence, s'est en un an ancré à l'intérieur de moi-même.
J'attrape la chance de pouvoir tout regarder d'un œil neuf, et réétalonner à chaud mon système de valeurs.
En hausse :
- les arbres, herbes, fleurs – tout ce qui se rapporte à la chlorophylle
- les fraises
- la chaleur
- les enfants
- la cuisine
En baisse :
- le rhume des foins
- les insectes vampires (moustiques, taons)
- la chaleur excessive
- les villes : les voitures, les gens qui ne répondent pas quand on leur dit bonjour, l'uniformité applisée de la population citadine
- fermer à clé l'appartement, faire ses lacets, utiliser de l'argent
- aller dans un bar et payer sa bière 10€
- le bruit
en hausse :
RépondreSupprimer-l'environnement
-la société
en baisse :
-l'environnement
-la société.
Ou l'extraordinaire histoire des facultés d'adaptation de l'être humain...
Ben j'allais dire: et le physique? Mais c'est en effet le point de pivot.
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