Plus évident de gambader... Partout les rivières coulent, la toundra est imbibée, et les moraines sont devenues lacs. Seul le mont Zeppelin reste aisément accessible : 5 minutes de vélo sur la piste, et une montée directe sur un versant généreusement couvert. Alors je m'en suis régalé, découvrant le plaisir de la glisse sur slush, cette neige qui est déjà presque de l'eau, lourde, confortable, qui confère un excellent contrôle et inhibe toute sensation de vitesse... Après de jolies suées à l’ascension et de beaux spectacles au sommet j'ai tracé mes dernières courbes jeudi soir, évitant tant bien que mal les cailloux tout en bas – plutôt mal, d'ailleurs. Délicieux !
lundi 20 juin 2011
Zeppelin, Zeppelin, Zeppelin
Plus évident de gambader... Partout les rivières coulent, la toundra est imbibée, et les moraines sont devenues lacs. Seul le mont Zeppelin reste aisément accessible : 5 minutes de vélo sur la piste, et une montée directe sur un versant généreusement couvert. Alors je m'en suis régalé, découvrant le plaisir de la glisse sur slush, cette neige qui est déjà presque de l'eau, lourde, confortable, qui confère un excellent contrôle et inhibe toute sensation de vitesse... Après de jolies suées à l’ascension et de beaux spectacles au sommet j'ai tracé mes dernières courbes jeudi soir, évitant tant bien que mal les cailloux tout en bas – plutôt mal, d'ailleurs. Délicieux !
dimanche 19 juin 2011
Renseverket
The sea is calm
Durant le long trajet de retour, mon esprit calme et repu flotte quelques mètres au-dessus du bateau, parmi les oiseaux qui nous accompagnent.
vendredi 17 juin 2011
Racing with the sun
C'est l'été arctique qui nous explose à la figure ! La neige fond à des vitesses supersoniques, laissant place à de grandes tâches de toundra qui déjà verdissent, et la glace de mer a presque entièrement quitté le fjord... Les oiseaux sont revenus en masse, pépiant jours et nuits, voletant joyeusement tout autour, et les sternes, après le calme des premiers jours, progressivement montent en agressivité. Les touristes aussi sont de retour, inondant régulièrement le village d'une marée humaine qui, de par sa concentration, est particulièrement désagréable à subir.
Mais les petites fleurs éclosent de partout, et le ciel bien souvent gris et bas s'est ouvert pendant 5 jours et 5 nuits : soleil éclatant, pas un souffle de vent, et des températures ressenties quasi-équatoriales... J'ai réinauguré ma planque à sieste-lecture sur le toit de Rabot, et suis resté dehors de longues heures, entrecoupées de courts sommeils, dégustant par la peau cette délectable et précieuse sensation de chaleur.
jeudi 16 juin 2011
Polskleiren trip
Le jeudi soir j'ai déposé Seb', Hallvar et leurs chiens au front du glacier Kongsvegen, tout au fond du fjord. De là ils ont rejoint en ski et traineau la station de recherche polonaise à Kaffiøyra, et nous étions plusieurs bateaux à les y retrouver le samedi après-midi, après un grand tour en mer.
Le soleil a brillé toute la nuit, et le lendemain nous avons chargé les embarcations et sommes rentrés - chahutés par les vagues, fouettés par le vent, arrosés par les embruns et accompagnés par les oiseaux. De même que les humains, certains chiens sont plus sensibles que d'autres au mal de mer...
Crêpes-mobile
Il y a deux semaines la nouvelle équipe a pris la main ! La soirée officielle de passation a débuté par un tour du village en Ker-Goupil, moi au pilotage, Goulven et Seb' aux platines... Avec une belle coordination on a réussi à adapter la vitesse du véhicule à la cadence de préparation et de distribution des crêpes complètes - malgré la pluie qui diluait la pâte, la population s'est montrée enthousiaste et a formé un beau cortège.
mercredi 8 juin 2011
Gros tas
mardi 7 juin 2011
Partages
J'aime à croire que lorsque deux personnes se rencontrent, la relation nouvellement éclose porte en elle-même un « espace de partages potentiels ». Peu importe que ces instants se matérialisent ou non par la suite, c'est le pressentiment de cette bulle qui immédiatement confère sa profondeur et son intensité à la relation. De rares et précieuses fois on a même l'impression, dès les premiers moments, de déjà connaître l'autre, comme si on avait vécu ensemble bien plus que ces superficiels prémices – ou comme si on sentait que la vie pourrait nous permettre de vivre bien plus - ou de le reconnaître, unis en-dessous des mots par un lien invisible, une chaleur dans le regard...
Même si l'essence de la relation n'en est fondamentalement pas affectée, quel bonheur toutefois lorsqu'il nous est offert d'inscrire dans le vécu l'un de ces instants de partage, de l'extraire du domaine du possible pour en tracer en jolies courbes les lettres d'un chapitre sur l'immense et vierge blancheur d'une page !
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